Cinéma IA15 min de lecture

Créez le meilleur dessin animé avec l'IA : voici la méthode

Une bible de série, une fiche de modèle par personnage, une plaque de style en aplats, un storyboard gris, puis chaque plan généré avec la fiche jointe : la méthode complète pour créer un dessin animé avec l'IA, montrée sur La Tournée de Mila, six plans et douze secondes, avec un long chapitre sur l'art de garder un personnage fidèle à sa fiche.

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Quatre images de La Tournée de Mila : en haut à gauche, la fiche de modèle de Mila la renarde factrice, quatre vues et quatre expressions ; en haut à droite, le gros plan final de son visage stupéfait pendant qu'une enveloppe bleue s'envole ; en bas, la case de storyboard grise de son saut entre deux toits à côté de l'image finale du même saut en dessin animé

En deux lignes : pensez série, pas clip. Écrivez un script court, faites une fiche de modèle par personnage, fixez une plaque de style en aplats, storyboardez chaque plan, puis générez chaque plan avec la fiche jointe, un seul temps fort à la fois. Notre démo, La Tournée de Mila, tient en six plans et douze secondes, tous issus d'une seule fiche.

Demandez « un renard de dessin animé » à un modèle vidéo : il vous en dessine un adorable. Redemandez au plan suivant : vous obtenez un autre renard tout aussi adorable, avec une autre casquette, une autre queue et des yeux plus grands. Réussir une image, c'est facile. Retrouver le même personnage au plan 1 et au plan 40, c'est tout le métier.

Ce guide parle du dessin animé 2D : la série télé moderne, l'album jeunesse animé et le style rétro « rubber hose ». Pour l'animé japonais et son mouvement en deux, lisez comment créer un anime avec l'IA. Pour des personnages ronds et éclairés façon grand studio, lisez comment faire de l'animation 3D avec l'IA. Le pipeline est le même, les règles visuelles changent.

Notre fil rouge s'appelle La Tournée de Mila, une scène de six plans réalisée par l'équipe ScreenWeaver pour sa page dessin animé : une renarde factrice, une enveloppe bleue qui s'envole, une mouette très fière d'elle et une vieille tortue qui attend son courrier. Toutes les images ci-dessous sont les vraies.

Ce qu'il vous faut

  • Du temps : pour un premier projet, une scène de 30 à 90 secondes, un personnage, un décor. L'essentiel du temps passe dans la fiche et le storyboard.
  • Un budget : l'écriture du script est gratuite. Le storyboard et la vidéo consomment des crédits, voir les tarifs. La facture dépend du nombre de plans et du nombre de prises par plan gardé.
  • Du matériel : un ordinateur et un navigateur. Rien n'est calculé sur votre machine. Un téléphone suffit pour écrire, pas pour comparer des cases côte à côte.
  • Un niveau : inutile de savoir dessiner. Si vous dessinez, importez vos propres designs.
  • D'autres outils : un logiciel de montage, et de quoi faire les voix et la musique. ScreenWeaver ne génère ni voix ni musique, et n'exporte pas de montage fini.

Ce qui fait qu'un dessin animé se lit comme un dessin animé

Le modèle connaît les images de dessin animé. Il ne connaît pas vos règles. Fixez-les d'abord.

1. La silhouette se lit en noir. Remplissez votre personnage de noir : on doit encore le reconnaître. Mila, ce sont de grandes oreilles, une casquette de travers, une sacoche sur la hanche et une grosse queue au bout blanc. Une forme qui ne fonctionne qu'en couleur devient une tache sur un écran de téléphone.

2. Des aplats, un seul ton d'ombre, un trait qui tient. Chaque surface reçoit une couleur de base et au plus un ton plus sombre. Le contour garde la même épaisseur d'un plan à l'autre. Les décors peuvent être plus doux et plus détaillés, comme les fonds peints derrière les cellulos, mais les personnages restent nets. Dès qu'un dégradé apparaît sur un visage, le dessin animé glisse vers le rendu 3D.

3. Ça claque, ça ne flotte pas. Le mouvement de dessin animé alterne pauses et gestes rapides. La télévision a bâti toute une grammaire sur l'économie : dessins réutilisés, personnages immobiles, seule une bouche ou un bras qui bouge. Hanna-Barbera l'adopte après 1957, en partie parce qu'elle convient au petit écran du salon (Wikipédia en anglais, Limited animation, consulté le 8 octobre 2026). Les modèles vidéo, eux, font tout glisser. Des plans courts et des pauses écrites règlent l'essentiel.

4. Des expressions plus grandes que nature. La réaction, la double réaction, la mâchoire qui tombe par terre. Le modèle n'exagère que si la description le demande.

5. Un objectif par scène. Mila veut livrer une lettre. Le vent, les toits et la mouette sont des obstacles à ce seul désir, et chaque plan reste simple à mettre en scène comme à générer.

6. Un dessin animé revient. On le regarde en épisodes, en courts publiés chaque semaine. Vous ne faites pas un clip, vous faites le premier d'une longue série.

Ne jamais écrire « dans le style de » une série ou un studio

Deux raisons. Les droits : les noms de studios sont des marques et leurs personnages sont protégés, donc un design copié ne vous appartient pas et ne peut pas porter une chaîne. La technique : le modèle n'a aucun « style maison » rangé quelque part. Il fait la moyenne de tout ce qui entoure ce nom et vous rend le même rendu générique qu'à tous ceux qui ont tapé les mêmes mots.

Décrivez plutôt des propriétés : épaisseur du trait, aplats, nombre de tons d'ombre, manière dont les membres plient, facture des décors. Le « rubber hose » est un bon exemple, parce que c'est une technique historique et pas une marque : des membres en tuyau souple, sans articulations, en vogue des années 1920 au début des années 1930 (Wikipédia en anglais, Rubber hose animation, consulté le 8 octobre 2026). Écrivez « membres souples sans articulations, formes rondes et simples, boucles rebondies, noir et blanc » et vous obtenez l'esprit sans emprunter les personnages de personne.


La méthode, étape par étape

1. Le pitch et une bible de série d'une page

Une phrase : un personnage, un désir, un obstacle. Le nôtre : une renarde factrice n'a plus qu'une lettre à livrer, et le vent a d'autres projets.

Écrivez ensuite une bible d'une page, que chaque épisode réutilisera :

  • Les personnages : chaque personnage récurrent en deux lignes, avec ses couleurs signature.
  • Les lieux et les objets : les décors où l'on revient, et les accessoires sur lesquels reposent les gags (pour Mila, la sacoche et l'enveloppe bleue).
  • La palette : cinq couleurs, nommées.
  • Le format : 16:9 pour YouTube ou 9:16 pour les courts verticaux. Le storyboard est généré au format du projet, alors décidez maintenant.
  • Une liste « jamais » : aucun texte lisible, aucun ombrage doux sur les personnages, jamais de deuxième queue.

Pour la structure complète, lisez TV series bibles: the essential components (en anglais).

2. Écrire le script

Écrivez au format scénario, même pour 20 secondes. Le format oblige à décider ce que montre chaque plan, et le découpage IA de ScreenWeaver le lit directement. L'éditeur est gratuit avec l'offre Screenwriter, avec export PDF et Final Draft.

  • Une ligne d'action, une image. « Une rafale arrache l'enveloppe de la sacoche » est un plan. « Tout tourne mal » n'en est pas un.
  • Écrivez la réaction. « Ses yeux deviennent énormes » dit au storyboard et au modèle ce qu'il faut exagérer.
  • Des répliques courtes. Le dessin animé raconte par l'image. Trois mots portent mieux qu'un paragraphe.

Pour aller plus loin : writing for animation vs live action (en anglais) et formatting physical comedy and slapstick (en anglais).

3. Les fiches de référence : personnages, lieux, objets

Chaque personnage récurrent a sa fiche de modèle avant le moindre plan. Dans ScreenWeaver, Personnages, Lieux et Objets ont chacun leur fiche de référence, générée avec GPT Image 2.5 ou Nano Banana 2, ou importée depuis vos propres dessins. Cette étape décide du film, elle a donc son chapitre plus bas.

4. La direction artistique : une seule plaque de style

Écrivez le rendu une fois, en termes visuels, et gardez-le identique dans chaque génération. Pour La Tournée de Mila : dessin animé télé 2D moderne, contours nets et épais, aplats façon cellulo, un seul ton d'ombre, décors peints plus doux, aucun dégradé sur les personnages, aucun texte lisible. La palette, relevée sur les plans finis : roux renard, sarcelle de la casquette, moutarde de la veste, ciel du port, crème papier. Donnez au héros une couleur que personne d'autre ne porte : dans le plan du saut, c'est la casquette sarcelle de Mila que l'œil trouve en premier.

Un autre style, c'est une autre plaque, pas une autre méthode. Album jeunesse : trait plus fin, décors à l'aquarelle, rythme plus lent. Rubber hose : membres sans articulations, têtes rondes, noir et blanc. Courts pour les réseaux : la plaque télé, cadrée en 9:16, le personnage en grand.

5. Storyboarder chaque plan

Le storyboard, c'est la scène vue avant d'être payée. ScreenWeaver lit chaque scène et propose un découpage : valeur de plan, mouvement de caméra, action. Vous gardez ce qui marche et réécrivez le reste. Les cases sortent en préviz 3D grise. Sans couleur, on ne juge que le cadre, la mise en place et la silhouette.

Case de storyboard grise de La Tournée de Mila : la renarde factrice dévale à vélo une rue pavée vers le port, des lettres s'échappent de sa sacoche

En dessin animé, le storyboard sert aussi de premier contrôle de modèle (voir plus bas). La page du générateur de storyboard IA montre les cases en détail.

6. Générer plan par plan

Le canevas de production propose deux pipelines. Reference to video transforme l'action de chaque plan en prompt dirigé et y joint les personnages, lieux et objets cités. Storyboard panels to video s'appuie sur jusqu'à 14 cases d'une scène pour guider l'ordre et la composition. Seedance 2.5 est le modèle vidéo par défaut (clips de 4 à 30 secondes, jusqu'en 1080p, jusqu'à 30 images de référence), et Seedance 2, Veo 3.1, Kling 3.0, MiniMax H3 et Grok Imagine Video restent disponibles plan par plan.

La Tournée de Mila a suivi cet ordre : la fiche de modèle d'abord, chacun des six plans généré avec la fiche jointe, les cases grises, puis un clip de douze secondes. Quatre règles ont tout tenu :

  • Un temps fort par plan. La descente, la rafale, le saut, le face-à-face, la livraison.
  • Demandez un rythme sec. « Soudain », « d'un coup », « se fige » dans la description. Un mouvement flottant tue le gag.
  • Plusieurs prises, puis on choisit. On garde celle qui reste fidèle à la fiche et qui raccorde avec ses voisines.
  • Pas de musique dans le clip. Six nappes sonores ne font pas une scène. Les bruitages par plan, eux, sont bienvenus.

Si le mouvement reste trop lisse, gardez une image sur deux au montage. Le calculateur d'images vidéo fait les comptes.

7. Voix, musique, bruitages

ScreenWeaver ne génère ni voix ni musique. Enregistrez les dialogues (vous-même, des comédiens ou un outil de voix) avant le montage final, pour que l'image suive la réplique, et prenez une licence ou commandez la musique sur le montage figé. Toute la partie son est détaillée dans sound for AI films workflow (en anglais).

8. Montage et export

Montez dans DaVinci Resolve, Premiere Pro ou le logiciel que vous connaissez. Coupez sur la réaction : elle a besoin d'un temps pour porter. Ajoutez le vrai lettrage des panneaux au montage. Pour livrer les deux formats, finalisez en 16:9 puis recentrez en 9:16, ou montez le projet en 9:16 dès le départ.


La cohérence des personnages, le chapitre qui décide de tout

En animation, un dessin qui s'écarte du design validé est dit « hors modèle ». Les studios utilisent des fiches de modèle pour que des dizaines d'artistes, chacun sur quelques plans, gardent un personnage identique d'une scène à l'autre (Wikipédia en anglais, Model sheet, consulté le 8 octobre 2026). Un dessin animé fait à l'IA a le même problème, sauf que votre dessinateur oublie le personnage entre chaque génération.

Pourquoi un personnage de dessin animé dérive

Un design de dessin animé est simple, et ce qui est simple est fragile. Mila, c'est une casquette, deux oreilles, une veste, une sacoche, une queue et des baskets : changez un élément et c'est quelqu'un d'autre. Décrivez « une petite renarde factrice en casquette sarcelle et veste moutarde » dans six prompts, vous obtenez six renardes qui collent à la phrase et pas entre elles. Ajouter des adjectifs n'y change rien, car mille designs collent à n'importe quel paragraphe. Le mécanisme est expliqué dans character drift in AI video (en anglais).

La fiche de modèle d'abord

La fiche de Mila a été la première image du projet, avant tout plan : un turnaround en quatre vues (face, trois-quarts, profil, dos) et quatre expressions (un grand sourire, une surprise bouche ouverte, un froncement décidé, un fou rire).

Fiche de modèle de Mila la renarde factrice : vues de face, de trois-quarts, de profil et de dos, plus quatre expressions, avec casquette sarcelle, veste moutarde, sacoche marron et baskets vertes

Ce qui rend une fiche utile au modèle :

  • Pose neutre, fond uni, lumière plate. Un éclairage sur la fiche contamine tous les plans. Une pose d'action sur la fiche se répète à l'infini.
  • La vue de dos. On l'oublie jusqu'au plan où le personnage s'éloigne à vélo.
  • Les expressions dont le script a besoin. Ici, un sourire, une surprise et un froncement.
  • Les accessoires sur le personnage. La sacoche est dessinée sur chaque vue, bandoulière et boucle comprises. Un accessoire seulement écrit est le premier à muter.

Joindre, pas décrire

Une fois la fiche faite, le prompt ne porte plus que l'action et le cadre. L'indication du plan 4 parlait d'une pose : un saut étiré entre deux toits, un bras tendu vers l'enveloppe, le port tout en bas. Pas un mot sur la casquette ni la veste. La fiche s'en charge.

Dans ScreenWeaver, citer un personnage dans la ligne d'action joint sa fiche au plan, du storyboard jusqu'au nœud vidéo. Modifiez la fiche, et la prochaine case comme le prochain clip suivent. Nano Banana 2 accepte jusqu'à 14 images de référence et Seedance 2.5 jusqu'à 30 : de quoi joindre le héros, un second personnage, le lieu et un accessoire dans le même plan.

Un détail signature

Mila a une encoche dans l'oreille gauche. Elle ne sert pas l'histoire, et elle est là dans chaque plan où Mila apparaît. Son rôle : se vérifier en deux secondes.

  • Elle signale la dérive tôt. Si l'encoche disparaît, le modèle a commencé à redessiner Mila au lieu de suivre la fiche.
  • Elle signale les inversions. Si l'encoche passe à l'oreille droite, le modèle a retourné le personnage en miroir, et l'inclinaison de la casquette comme le côté de la sacoche sont faux aussi.
  • Elle survit aux petits cadres. Quand Mila est petite dans l'image, la casquette sarcelle et l'oreille entaillée se lisent encore.

Placez ce détail sur la silhouette (une oreille, une mèche, une pièce sur la manche), pas au cœur du design, là où un plan large le perd.

Couleurs signature, et changements écrits

Nommez les couleurs signature de chaque personnage et vérifiez-les à chaque prise : pour Mila, casquette sarcelle, veste moutarde, sacoche marron, baskets vertes. Un changement voulu par l'histoire n'est pas une dérive, à condition d'être écrit. Au dernier plan, Mila a une plume de mouette plantée dans sa casquette. Elle est dans le script et sur la case. Un changement écrit, c'est un gag. Un changement non écrit, c'est une erreur.

Le contrôle de modèle, sur le storyboard

Relisez le storyboard comme un contrôle de modèle avant de dépenser un crédit en vidéo. Les cases grises retirent la couleur : il ne reste que la forme. Hauteur des oreilles, angle de la casquette, taille de la queue, place de la sacoche, encoche. Un personnage qui dérive sur le storyboard dérivera à l'écran.

Case de storyboard grise du dernier plan : Mila tend une enveloppe à une vieille tortue devant une porte ronde, une plume sur sa casquette

Passez ensuite le test de dérive sur les images finales : le plan 2 à côté du plan 6. Mêmes oreilles, même encoche sur la même oreille, même casquette, mêmes boutons, même bout de queue ? Corriger une fiche après deux plans coûte deux générations. Après quarante, quarante.

Les seconds rôles, les accessoires et l'épisode suivant

Les seconds rôles méritent aussi leur fiche : dans une série, la mouette et la tortue reviennent, et le public remarque des lunettes qui changent de forme. Les accessoires importants deviennent des Objets. Un décor récurrent a son image maîtresse : un plan large sans personnage, comme notre ouverture sur le port, fait une bonne référence de Lieu.

C'est là qu'un dessin animé rembourse l'effort. Les fiches restent dans le projet, donc l'épisode 2 démarre avec les personnages, la ville et les accessoires déjà construits. L'outil de fiche de cohérence de personnage IA construit une fiche à partir d'une description, et character consistency in AI storyboards (en anglais) applique la méthode aux cases.


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Un plan, décortiqué

Le plan 3, c'est la rafale : le moment où l'enveloppe s'échappe.

La ligne de script : une rafale arrache l'enveloppe bleue de la sacoche, et les yeux de Mila deviennent énormes.

La case : un gros plan, l'enveloppe qui file vers la droite. Le gag se joue sur son visage, pas sur un plan large de la rue.

Case de storyboard grise en gros plan : Mila stupéfaite tend le bras vers une enveloppe emportée par des tourbillons de vent

L'indication : une énorme réaction de surprise, yeux écarquillés, bouche ouverte, l'enveloppe qui passe sur des traits de vent. L'action et l'expression, rien d'autre.

Ce qui est joint : la fiche de Mila. Casquette, veste et sacoche ne figurent pas dans le prompt.

Ce qu'on vérifie avant de garder une prise : l'encoche sur l'oreille gauche, l'angle de la casquette, des aplats avec un seul ton d'ombre sur le pelage, aucun texte sur l'enveloppe, et une expression poussée aussi loin que la surprise de la fiche.

Gros plan final : Mila en casquette sarcelle et veste moutarde, bouche grande ouverte de stupeur, une enveloppe bleue qui s'envole dans des tourbillons de vent

La décision de montage : la rafale tombe entre la descente et le saut, donc elle reste courte. La réaction porte, puis la coupe lance la poursuite.


Combien ça coûte, combien de temps

On ne cite pas de prix d'abonnement dans un guide, parce qu'ils évoluent : voir la section tarifs. L'écriture est gratuite. La génération consomme des crédits, selon trois chiffres que vous maîtrisez : le nombre de plans, leur durée et le nombre de prises par plan gardé.

  1. Storyboardez toute la scène pour connaître le vrai nombre de plans. La Tournée de Mila compte six plans pour douze secondes.
  2. Générez la première scène en entier et comptez vos propres prises par plan gardé.
  3. Multipliez par le nombre de scènes avec le calculateur de coût vidéo IA.

Le temps part dans les décisions : fiche, plaque, storyboard. La plupart se prennent une seule fois, donc l'épisode 2 commence directement au script. Pour une vue plus large, lisez AI film production costs (en anglais).


Les erreurs fréquentes, et comment les corriger

1. Générer avant d'écrire. Un dossier de jolis clips ne fait pas un dessin animé. Correction : pitch, script, storyboard, puis vidéo.

2. Redécrire le personnage dans chaque prompt. Chaque réécriture est un nouveau design. Correction : joindre la fiche de modèle, et ne laisser que l'action dans le prompt.

3. Pas de détail signature. La dérive reste invisible jusqu'au montage. Correction : une petite marque asymétrique sur la silhouette, vérifiée à chaque prise.

4. Citer une série ou un studio. On obtient une moyenne et un design qui ne vous appartient pas. Correction : décrire le trait, les couleurs, l'ombrage et le mouvement.

5. Un ombrage qui vire à la 3D. Les dégradés gagnent les visages et l'image finit par ressembler à un jeu vidéo. Correction : « aplats façon cellulo, un seul ton d'ombre » dans la plaque, et refus de toute prise avec un dégradé sur un personnage.

6. Un mouvement flottant dans des plans longs. Un geste lent et lisse vide la comédie. Correction : un temps fort par plan, une indication sèche, et la coupe sur la réaction.

7. Du charabia en guise de texte. Les modèles griffonnent du faux texte sur les enseignes et les enveloppes. Correction : demander aucun texte lisible, et lettrer au montage.

8. Garder la première prise, avec sa musique. Correction : comparer les prises côte à côte, demander « pas de musique », et composer sur le montage figé.


Quel outil choisir

Type d'outilBon pourLà où ça casse pour un dessin animé
Générateurs d'imagesUne belle image de dessin animé, une recherche de personnagePas de mouvement, pas de suite, aucune mémoire d'une image à l'autre
Générateurs de clips et applis vidéo tout-en-unUn clip rapide à partir d'un prompt ou d'un modèleChaque clip redessine le personnage ; script et storyboard vivent ailleurs
Logiciels d'animation 2D classiquesLe contrôle total de chaque dessinDes semaines de dessin avant le premier plan fini
Une suite de production : script, storyboard et vidéo dans un même projetUne distribution récurrente qui reste fidèle à ses fichesIl faut toujours écrire, storyboarder et choisir les prises

Pour un gag isolé, n'importe quel outil de clip fera l'affaire. Pour un personnage récurrent, il faut la fiche, le storyboard et les plans au même endroit. C'est pour cela que nous avons construit ScreenWeaver, et c'est pour cela que nous le tenons pour l'option la plus complète pour un dessin animé à personnages récurrents. Notre page générateur de dessin animé IA montre La Tournée de Mila plan par plan, avec le clip monté de douze secondes.


La preuve : ce que donne la méthode

La Tournée de Mila, une démo de l'équipe ScreenWeaver. Six plans d'une scène de dessin animé 2D écrite pour notre page dessin animé : une fiche de modèle faite en premier, chaque plan généré avec la fiche jointe, des cases de storyboard grises, puis un clip de douze secondes en 16:9. L'encoche de l'oreille gauche de Mila est dans chaque plan où elle apparaît. C'est une démo, pas une série diffusée.

Lost Garden, la preuve au long cours du même pipeline. Deux épisodes, 38 minutes d'animé fini, faits par une seule personne dans ScreenWeaver. L'épisode 2 a coûté 1 850 dollars et 75 heures. C'est de l'animé, pas du dessin animé occidental, mais ses personnages ont tenu leur modèle sur des centaines de plans avec la même règle : les fiches d'abord, jointes à chaque plan. Toute l'histoire : comment j'ai créé un animé de style japonais avec l'IA.


FAQ

Peut-on faire un dessin animé avec l'IA gratuitement ?

Vous pouvez écrire tout le script gratuitement avec l'offre Screenwriter de ScreenWeaver. Le storyboard et la vidéo consomment des crédits sur une offre payante, et les voix, la musique et le montage se font dans d'autres outils, dont certains gratuits comme DaVinci Resolve.

Quelle est la meilleure IA pour faire un dessin animé ?

Aucun modèle ne gagne sur tous les plans, et les classements changent vite. Seedance 2.5 est notre choix par défaut parce qu'il accepte jusqu'à 30 images de référence, ce qui garde un personnage fidèle à sa fiche. Veo 3.1, Kling 3.0 et d'autres sont dans le même canevas. Testez un plan storyboardé sur deux modèles et gardez celui qui respecte la fiche.

Comment garder le même personnage dans chaque plan ?

Faites une fiche de modèle avec un turnaround et les expressions clés avant le premier plan. Joignez-la à chaque plan au lieu de redécrire le personnage, donnez-lui un détail signature, et vérifiez la dérive sur le storyboard et sur les images finales avant de générer la suite.

Peut-on publier des dessins animés IA pour enfants sur YouTube ?

Oui, avec trois règles en tête. YouTube exige d'indiquer pour chaque vidéo si elle est conçue pour les enfants, et rappelle que le respect de la loi américaine COPPA relève de votre responsabilité (aide YouTube, consultée le 8 octobre 2026). La mention de contenu IA vise les contenus réalistes, et un contenu clairement animé n'en a en général pas besoin (aide YouTube, consultée le 8 octobre 2026). Pour la monétisation, la règle sur les « contenus non authentiques », mise à jour le 15 juillet 2025, exclut les vidéos produites en masse ou à partir de modèles (aide YouTube, consultée le 8 octobre 2026). Un script original avec vos propres personnages est tout le contraire d'un modèle.

Peut-on faire toute une série de dessins animés avec l'IA ?

Oui, et c'est là que la méthode rapporte. La bible, les fiches de modèle et la plaque restent dans le projet, donc chaque épisode repart de la même distribution. Gardez aussi la palette et le vocabulaire de plans identiques.


Lancez votre dessin animé

Écrivez le pitch et la première scène ce soir. L'offre gratuite Screenwriter suffit pour commencer : ouvrir ScreenWeaver. Quand le script est prêt, faites la fiche de modèle, donnez un détail signature à votre héros et storyboardez chaque plan.

Pour le pipeline complet, quel que soit le genre, lisez comment réaliser un film IA.

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À propos des auteurs

La rédaction de ScreenWeaver réunit des cinéastes, des scénaristes et des profils tech qui travaillent à réduire la distance entre l'imagination et la production.

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