Cinéma IA18 min de lecture

Comment créer un anime avec l'IA : la méthode (+ exemple réel)

Script au format animé, fiches personnages en trois vues, storyboard de chaque cut, génération plan par plan, puis le vrai secret : remettre le mouvement en deux ou en trois, à 12 ou 8 images par seconde. La méthode complète pour réussir un animé avec l'IA, avec un long chapitre sur la cohérence des personnages et l'exemple de Lost Garden, 38 minutes d'animé faites par une seule personne.

Try Screenweaver
Deux plans de Lost Garden, chacun en planche de storyboard au crayon à gauche et en image finale d'animé à droite : deux chevaliers en armure qui traversent un lac brumeux en barque, et un petit chevalier qui avance entre deux rangées d'armures vers un escalier éclairé

En deux lignes : un animé fait à l'IA rate presque toujours sur le rythme du mouvement, rarement sur le dessin. Écrivez l'épisode, verrouillez une fiche en trois vues par personnage, storyboardez chaque cut, générez un seul temps fort par plan, puis repassez le mouvement à 12 ou 8 images par seconde au montage. Cette méthode a donné 38 minutes d'animé, faites par une seule personne.

Presque tous les articles sur le sujet confondent deux choses. Une image d'animé, c'est un dessin seul : un portrait, une affiche. Une vidéo d'animé, c'est une suite de cuts qui doivent garder les mêmes personnages et le même rythme pendant des minutes. Ce guide parle de la seconde, et c'est un problème de mise en scène avant d'être un problème de prompt.

Notre fil rouge s'appelle Lost Garden, une série animée de dark fantasy écrite, storyboardée et produite dans ScreenWeaver. Son auteur raconte toute l'aventure à la première personne dans Comment j'ai créé un animé de style japonais avec l'IA, de A à Z. Ici, on en tire la méthode, pour que vous puissiez l'appliquer à votre propre projet.


Ce qu'il vous faut avant de commencer

La réponse honnête
TempsPour donner l'échelle : l'épisode 2 de Lost Garden dure 21 minutes et a demandé 75 heures. Pour un premier projet, visez un court de une à trois minutes.
BudgetL'écriture du scénario est gratuite. Le storyboard et la vidéo consomment des crédits : voir la section tarifs. Pour l'échelle, l'épisode 2 de Lost Garden a coûté 1 850 dollars.
MatérielUn ordinateur et un navigateur. ScreenWeaver tourne en ligne, rien n'est calculé sur votre machine. Préférez un vrai écran à un téléphone : un storyboard et un canevas de production demandent de la place.
NiveauPas besoin de savoir dessiner. Il faut savoir écrire une scène, juger un cadre, et refuser un joli plan qui ne raccorde pas.
Autres outilsUn logiciel de montage (DaVinci Resolve existe en version gratuite) et une source pour les voix et la musique. ScreenWeaver ne génère ni voix ni musique, et n'exporte pas de montage fini.

Ce qui fait qu'un animé se lit comme un animé

Commencez par la grammaire du genre, pas par l'outil. C'est justement ce que le modèle ignore.

1. L'animé bouge par poses, pas en glissé. Le cinéma tourne à 24 images par seconde. L'animation télé garde chaque dessin deux images (l'animation « en deux », 12 dessins par seconde) ou trois (« en trois », environ 8) (Wikipédia, Traditional animation, consulté le 8 octobre 2026 ; lexique d'Anime News Network, consulté le 8 octobre 2026). Les modèles vidéo font l'inverse : un mouvement continu, interpolé. Sur un personnage en aplats, cette fluidité donne l'impression d'une prise de vues réelle décalquée. C'est la première raison pour laquelle un animé IA sonne faux, et aucun mot-clé de style n'y change rien.

2. Les cuts sont courts, et chaque cut est une image. Lost Garden coupe toutes les deux à trois secondes, soit environ 400 plans pour 21 minutes. Une ligne d'action dans le scénario devient un cut sur le storyboard.

3. L'émotion passe par le visage. Gros plans sur l'œil, plans de réaction, une pupille qui se rétracte. Écrivez la réaction comme une action, et le gros plan s'écrit tout seul.

4. L'immobilité se décide. Un visage qui ne bouge pas pendant que seuls les cheveux volent. Un panoramique lent sur un décor peint. Gardez le mouvement complet et fluide pour un seul moment par scène, celui dont on se souviendra.

5. Aplats, ombres franches, un trait qui tient. Une couleur de base, un ton d'ombre, une lumière sur les personnages. Le moelleux va dans les ciels et les décors peints, jamais sur les visages.

6. Une silhouette lisible à toutes les tailles. Dans une série pleine de plans très larges, un personnage qu'on ne reconnaît qu'en gros plan est un personnage impossible à mettre en scène.

Très gros plan sur un grand œil d'animé brun avec deux reflets blancs, un cut de la scène de démonstration Hana dans le vent

Cet œil est l'un des cinq cuts d'une scène de démonstration réalisée par notre équipe pour la page anime : douze secondes en tout, quatre cuts de moins de deux secondes et demie, et un long plan tenu pour finir.


La méthode, étape par étape

1. L'idée et la logline

Écrivez l'histoire en deux phrases : qui veut quoi, et qu'est-ce qui l'en empêche. Puis prenez trois décisions de production avant la première page, parce que chacune change tout ce qui suit.

  • Le format. Un épisode en 16:9 pour YouTube, ou un épisode vertical en 9:16 pour TikTok et Reels. ScreenWeaver propose aussi le 2.39:1, le 4:3 et le 3:4. Choisissez maintenant : le storyboard est généré dans ce format.
  • La durée des plans. Une coupe rapide comme Lost Garden, ou des plans plus longs. Cela change le nombre de plans, donc le storyboard, donc le scénario.
  • Les bouches. Les héros de Lost Garden sont des armures vides : il n'y a jamais de synchronisation labiale à caler. Si vos personnages parlent à l'écran, prévoyez de poser les dialogues sur des plans de réaction, des vues de dos et des répliques hors champ, comme le fait l'animé lui-même.

2. Écrire le scénario au format animé

Un scénario d'animé, c'est une liste de cuts déguisée. Trois réflexes le rendent animable :

  • Une ligne d'action, une image. Chaque ligne devient un cut sur le storyboard.
  • Écrivez les plans tenus. « Seuls ses cheveux bougent » est une indication de mise en scène, pas une décoration.
  • Écrivez la réaction, pas le sentiment. « Son œil s'agrandit, la pupille se rétracte » est un plan. « Elle a peur » n'en est pas un.

L'éditeur de scénario de ScreenWeaver est gratuit avec le forfait Screenwriter, et il exporte en PDF et en Final Draft. Les personnages, lieux et objets que vous écrivez deviennent des éléments d'histoire que vous appelez avec un @, ce qui comptera beaucoup deux étapes plus loin. Pour les codes propres au genre, du cold open au crochet de fin d'épisode, lisez les codes spécifiques du scénario de manga et d'animé.

3. Les fiches de référence : personnages, lieux, objets

Avant la première planche, chaque personnage récurrent, chaque lieu et chaque objet important reçoit sa fiche de référence. Dans un studio japonais, c'est le settei, les model sheets dont toute l'équipe se sert. Dans ScreenWeaver, les Characters, Places et Objects ont chacun leur fiche de référence générée par l'IA, et vous pouvez importer vos propres dessins ou images de référence à la place, ou en plus. L'étape est assez importante pour avoir sa propre section plus bas.

4. La direction artistique : une seule plaque de style, avec vos mots

Décrivez le rendu une fois, en termes concrets, et attachez cette description à chaque génération : l'épaisseur du trait, les aplats, les ombres en deux tons, la palette, la façon de peindre les décors, et ce qui est interdit (dégradés sur la peau, ombrage 3D). Si vous avez vos propres dessins, importez-les comme références : c'est le chemin le plus sûr vers un style qui vous appartient.

N'écrivez pas « dans le style de » tel studio ou tel réalisateur. Deux raisons. La raison pratique : le modèle fait la moyenne de tout ce qu'il associe à ce nom et vous rend un pastiche, pas un style. La raison juridique : en octobre 2025, la CODA, l'association japonaise des contenus dont font partie Studio Ghibli, Toei et Aniplex, a adressé à OpenAI une demande écrite au sujet de Sora 2. Elle y estime qu'une grande partie des vidéos produites ressemble de près à des œuvres japonaises, et demande que les contenus de ses membres ne soient pas utilisés sans autorisation (CODA, 28 octobre 2025). Les ayants droit regardent. Décrivez les qualités visuelles que vous voulez, jamais la marque.

5. Storyboarder chaque cut

Le storyboard, c'est l'endroit où vous voyez l'épisode avant de le payer. Dans ScreenWeaver, l'IA lit chaque scène et propose un découpage : valeur de plan, mouvement de caméra et ligne d'action pour chaque plan. Vous gardez ce qui marche, vous réécrivez le reste. Au-dessus de la liste, écrivez votre plan de tournage en une phrase simple. Pour le combat de l'arène de Lost Garden, c'était : rester sur la corniche avec les deux spectateurs, ne jamais prendre le point de vue du combattant. Cette phrase a décidé neuf plans.

La vue storyboard de ScreenWeaver sur une scène de Lost Garden : dix planches générées en style previz 3D, le Roi Voûte en entité dans le panneau latéral

Les planches sortent en previz 3D grise, avec une seule couleur franche sur ce qui compte dans le plan. Une planche règle le cadre et la mise en place, rien d'autre. Corrigez un cadrage avec « Edit with AI » plutôt que de tout relancer, verrouillez ce qui est bon, et ne passez à la vidéo que lorsque la scène entière fonctionne. La page du générateur de storyboard IA montre les planches en détail, et comment fonctionne l'e-konte raconte la tradition du storyboard d'animé.

6. Générer plan par plan

Dans le canevas de production, les plans d'une scène passent par l'un des deux pipelines :

  • Références vers vidéo (Reference to video) : l'action de chaque plan devient un prompt dirigé, et les personnages, lieux et objets cités dans le plan sont attachés en références.
  • Vignettes du storyboard vers vidéo (Storyboard panels to video) : jusqu'à 14 planches d'une scène guident l'ordre et la composition de la séquence, avec les références.

Seedance 2.5 est le modèle vidéo par défaut : des plans de 4 à 30 secondes, jusqu'en 1080p, avec jusqu'à 30 images de référence. Seedance 2, Veo 3.1, Kling 3.0, MiniMax H3 et Grok Imagine Video sont aussi disponibles, ce qui permet de choisir plan par plan. Trois règles :

  • Un temps fort par plan. Un plan qui doit faire trois choses n'en réussit aucune.
  • Plusieurs prises, puis on choisit. La prise qui raccorde est rarement la plus belle. Comparez les versions côte à côte avant d'avancer.
  • Pas de musique dans le plan. Lost Garden met cette consigne dans chaque prompt vidéo. Trente plans avec trente nappes sonores, ça sonne comme trente films.

Ensuite, on recadence. Générez à la fréquence native du modèle puis, dans votre logiciel de montage, gardez une image sur deux pour l'action (12 nouvelles images par seconde) ou une sur trois pour les dialogues et la marche (8). Un effet de type posterize time ou maintien d'image le fait en quelques secondes. Notre pipeline de production d'animé IA donne le tableau complet, et le calculateur d'images vidéo fait les comptes.

7. Voix, musique, bruitages

ScreenWeaver ne génère ni voix ni musique. Pour les voix : des comédiens, votre propre voix, ou un service de synthèse vocale. Certains modèles vidéo peuvent aussi dire une réplique dans le plan à partir d'un enregistrement de référence. Lost Garden l'a fait avec Seedance 2.5, avec un court enregistrement par personnage, ce qui a gardé chaque voix identique sur des centaines de plans.

Pour la musique, prenez une licence, passez commande à un compositeur ou composez-la vous-même, sur le montage verrouillé : les six morceaux originaux de Lost Garden ont été écrits sur l'image, une fois le montage figé. Notre guide du son pour les films IA couvre toute la partie audio.

8. Montage et export

Le montage se fait dans DaVinci Resolve, Premiere Pro ou le logiciel que vous connaissez ; Lost Garden a été monté dans DaVinci Resolve Studio. Recadencez cut par cut, mais laissez fluide un panoramique lent sur un dessin tenu : c'est un classique de l'animation limitée. Étalonnez l'ensemble comme un seul film, car les plans de modèles différents réagissent différemment à la couleur. Et si vous livrez les deux formats, faites le master en 16:9, incrustez les sous-titres, puis tirez la version 9:16.


La cohérence des personnages : la partie qui décide de tout

Une série animée vit ou meurt selon que ses personnages restent « on model ». Le public pardonne un décor simple. Il ne pardonne pas un héros dont les yeux changent de taille entre deux cuts.

Pourquoi les personnages dérivent

Un modèle vidéo n'a aucune mémoire d'une génération à l'autre. Décrivez « un grand chevalier en armure sombre au heaume en forme de serrure » dans dix prompts, et vous obtenez dix chevaliers qui correspondent tous à la phrase et aucun qui se ressemble. Ajouter des adjectifs n'aide pas : plusieurs designs collent toujours à un paragraphe. Nous détaillons le mécanisme dans la dérive des personnages en vidéo IA.

La règle : on attache la référence, on ne la redécrit pas

La solution, ce sont des images, pas des adjectifs. Construisez le personnage une fois, sous forme de fiche de référence, puis attachez cette fiche à chaque planche et à chaque plan où il apparaît. Dans ScreenWeaver, taper @ suivi du nom du personnage dans une ligne d'action fait exactement ça : la fiche suit le plan du storyboard jusqu'au nœud vidéo. Modifiez la fiche, et la planche suivante comme le plan suivant en tiennent compte.

Les modèles sont faits pour ça. Nano Banana 2 accepte jusqu'à 14 images de référence par génération, Seedance 2.5 jusqu'à 30 : de quoi passer, dans un même plan, la fiche d'un personnage, celle d'un second, le lieu et un accessoire clé.

Fiche de Serrure : face, profil et dos d'une armure sombre au heaume percé d'un trou de serrure, une clé dorée sur le plastron

Le kit de chaque personnage

  • Une fiche en trois vues. Face, profil, dos, sur fond blanc, en aplats, sans éclairage, sans pose d'action. La vue de dos est celle qu'on oublie jusqu'au premier plan par-dessus l'épaule. Un éclairage sur la fiche contamine toutes les planches, une pose d'action se répète à l'infini.
  • Une étude de tête pour tous ceux qui ont des gros plans. Une fiche en pied ne porte pas assez d'information sur un visage à cette échelle.
  • Les accessoires dessinés sur la fiche. Une silhouette tient trente planches, les accessoires mutent dès la quatrième. Le marteau devient une hache, la théière disparaît. Dessinez-les et nommez-les.
  • Les expressions clés de vos personnages principaux : neutre, colère, choc, rire. Le jeu de l'animé passe par le visage.
  • Une courte description avec des faits mesurables. « Une demi-tête de plus que le Chevalier Lanterne », ça se vérifie dans un cadre. « Grand », non.
  • Une liste de « jamais ». Le personnage-tonneau de Lost Garden porte une règle stricte en tête de sa description : ni tête, ni heaume. Sans elle, le modèle finit toujours par lui en donner une, parce que les chevaliers sont dans ses données d'entraînement et que les tonneaux à visage n'y sont pas.

Ce qui dérive en premier dans un animé

Le design d'animé est simplifié, et la simplification est fragile. Surveillez :

  • La taille et la forme des yeux. Le trait le plus expressif, et le premier à s'égarer. Mettez les yeux dans l'étude de tête.
  • Les cheveux. Les mèches, la raie, la couleur. Dans l'animé, la coiffure fait partie de la silhouette : traitez-la comme un accessoire.
  • Les couleurs signature. Une ou deux couleurs qui identifient le personnage d'un coup d'œil, comme un imperméable ocre. Nommez-les et vérifiez-les à chaque cut.
  • Un détail qui ne change jamais. Un pansement sur la joue, une clé sur le plastron. Il ancre l'identité quand le personnage est petit dans le cadre.
  • Le trait lui-même. Les modèles glissent vers un ombrage 3D moelleux sur la peau. Refusez tout cut avec un dégradé sur un visage, et gardez « trait net, aplats, ombres en deux tons » dans la plaque de style.
  • La taille. Gardez-la en rapport entre personnages, jamais en valeur absolue.

Les lieux et les objets dérivent aussi

Un château gagne une tour entre deux cuts. Donnez à chaque lieu récurrent une image de référence maîtresse et dérivez-en les autres angles, et faites des accessoires importants des Objects avec leur propre fiche.

Le test de dérive

Avant de générer le reste d'une scène, posez la première planche et la dixième côte à côte. Mêmes yeux ? Mêmes cheveux ? Mêmes couleurs signature, mêmes accessoires, même rapport de taille ? Refaites ensuite l'exercice avec le premier et le dixième plan vidéo. Corriger une fiche maintenant coûte une génération. La corriger après quarante plans en coûte quarante. Pour construire vos fiches pas à pas, utilisez l'outil de fiche de cohérence de personnage IA, et lisez la cohérence des personnages dans un storyboard IA pour la méthode des références appliquée aux planches.


Try it free

Try Screenweaver for free on your script

It is free. Import your existing project, get a clearer view of your outline, and regain control of your story structure in minutes.

Start Free

Un plan décortiqué

Voici comment un seul plan de Lost Garden a traversé la méthode. L'étude de cas le suit ligne à ligne ; ceci en est la version courte.

ÉtapeCe qu'elle contenait
Fiche de jeuSerrure pense à voix haute, et quand sa voix devient plate, c'est que quelque chose ne va pas.
ScénarioUne voix monte de la fosse. Serrure s'arrête net : « ...That's an armor voice. » (« C'est une voix d'armure »)
Plan de tournageRester sur la corniche avec les spectateurs pendant tout le combat.
Plan 3.1Plan d'ensemble, fixe, en contre-plongée. Ligne d'action : « @serrure et @lantern-knight à plat ventre sur la corniche, regardant vers la fosse. Tenir le plan large jusqu'à ce que la lame réponde. »
RéférencesLes deux @ attachent les deux fiches de personnages.
Planche, puis vidéoLa planche fixe le cadre, l'image de production rend la planche, le nœud vidéo l'anime.
Quatre plans de la scène de l'arène de Lost Garden dans la vue production de ScreenWeaver, chacun avec sa planche en previz 3D grise à gauche et son image finale d'animé à droite

En haut à gauche, le plan 3.1 : le même cadre sur la planche et dans le film, sans aucun prompt tapé à la main.


Combien ça coûte, combien de temps ça prend

On ne cite pas de prix d'abonnement ici, parce qu'ils évoluent : la section tarifs donne les forfaits du moment. L'écriture est gratuite. Ce qui consomme des crédits, c'est la génération, et les chiffres d'un vrai épisode parlent plus qu'une grille tarifaire :

  • Épisode 2 de Lost Garden : 21 minutes, environ 400 plans, 1 850 dollars et 75 heures, soit à peu près neuf jours de travail.
  • Ratio au storyboard : environ 2,4 générations par planche gardée, donc un peu moins de mille générations de planches pour 400 plans.
  • Où passe le temps : à décider, pas à générer. Chaque heure passée sur le storyboard a fait gagner environ cinq heures de génération de plans inutiles.

Si vous relancez six ou huit fois pour obtenir un seul plan utilisable, le problème vient rarement du modèle : le plan ne pointe vers aucune fiche, ou il ne devrait pas exister.


Les erreurs fréquentes, et comment les corriger

1. Générer avant d'écrire. Un dossier de jolis plans ne fait pas un épisode. Correction : scénario, puis fiches, puis storyboard, puis vidéo.

2. Laisser le mouvement fluide. On dirait de la prise de vues réelle décalquée. Correction : recadencer à 12 ou 8 images par seconde cut par cut, et écrire les plans tenus dans le scénario.

3. Redécrire le personnage dans chaque prompt. Dix prompts, dix héros légèrement différents. Correction : attacher la fiche avec une référence @, à chaque fois, plans larges compris.

4. Empiler les mots de style ou nommer un studio. Vous obtenez un pastiche et un problème de droits. Correction : une seule plaque de style, en termes visuels concrets.

5. Plusieurs actions dans un seul plan. Se retourner, dégainer, bondir et retomber dans le même plan : l'une des quatre ratera. Correction : un temps fort par plan, le montage fait le reste.

6. Garder la première prise. La première prise est un brouillon. Correction : comparer les versions côte à côte et garder celle qui raccorde avec ses voisines.

7. Laisser chaque plan créer sa propre musique. Trente nappes sonores ne se mixent pas en un seul film. Correction : « pas de musique » dans chaque prompt vidéo, et la musique sur le montage verrouillé.

8. Des bouches partout. La synchronisation labiale casse en premier. Correction : concevoir certains personnages sans bouche visible, et poser les dialogues sur des réactions, des vues de dos et du hors-champ.


Quel outil choisir

Type d'outilCe qu'il fait bienOù il casse pour un animé
Générateurs d'imagesDes images d'animé spectaculaires, des affiches, des recherches de personnagesPas de séquence, pas de mouvement, aucune mémoire d'une image à l'autre
Générateurs de clips et applis vidéo tout-en-unUn clip rapide à partir d'un promptChaque clip réinvente les personnages ; scénario et storyboard vivent ailleurs
Suite de production (scénario, storyboard et vidéo dans un même projet)Les épisodes et les séries dont les personnages doivent rester on modelIl faut toujours écrire et décider vous-même

Pour un épisode, la difficulté n'est pas de produire un clip, c'est de garder quarante clips cohérents. C'est pour cela que ScreenWeaver réunit scénario, storyboard et plans dans un seul projet, et c'est pour cela que nous le tenons pour l'option la plus complète pour un animé à personnages récurrents. Notre page générateur de vidéo d'animé IA montre une scène entière, du scénario au cut.


La preuve : Lost Garden

Lost Garden est une série animée de dark fantasy : des armures vides se réveillent vingt siècles après la fin du monde. Deux épisodes, 38 minutes, faits par une seule personne dans ScreenWeaver. L'épisode 2 a coûté 1 850 dollars et 75 heures.

Six images finies de Lost Garden : un géant de pierre à la barbe de flammes, un grand arbre, un château sur sa falaise, une silhouette dans un médaillon, des souris sur une étagère, un chevalier en plein bond

Regardez l'épisode 2 sur Vimeo : Lost Garden, épisode 2. Les coulisses complètes, avec chaque outil et chaque erreur, sont dans Comment j'ai créé un animé de style japonais avec l'IA. Pour la méthode appliquée à tous les genres, voyez comment réaliser un film IA.


FAQ

Peut-on faire un anime avec l'IA gratuitement ?

Vous pouvez écrire tout le scénario gratuitement avec le forfait Screenwriter de ScreenWeaver. Le storyboard et la vidéo consomment des crédits, et les voix, la musique et le montage se font dans d'autres outils, dont certains ont une version gratuite comme DaVinci Resolve. Un épisode fini n'est pas gratuit. L'écriture, qui décide de l'essentiel de sa qualité, peut l'être.

Peut-on faire un animé IA sur téléphone ?

Nous conseillons un ordinateur. Storyboarder une scène et comparer des prises côte à côte demandent de la place, et le montage se fait sur un logiciel de bureau.

Quelle est la meilleure IA pour faire une vidéo d'animé ?

Il n'y a pas de meilleur modèle unique, et les classements bougent souvent. Choisissez plan par plan : Seedance 2.5 est notre modèle par défaut pour ses plans longs et ses 30 images de référence, et Veo 3.1, Kling 3.0 et d'autres sont disponibles dans le même canevas. La fiche, le storyboard et la recadence comptent plus que le modèle.

Combien de temps faut-il pour créer un animé avec l'IA ?

Pour l'échelle, un épisode de 21 minutes de Lost Garden a demandé 75 heures à une seule personne. Un court de une à trois minutes est un premier projet réaliste, et l'essentiel du temps part dans l'écriture et le storyboard, pas dans la génération.

Peut-on monétiser un animé IA sur YouTube ?

Oui, s'il est original. Depuis le 15 juillet 2025, la règle de YouTube sur les « contenus non authentiques » exclut les vidéos produites en masse ou à partir de modèles génériques, et précise qu'avec des outils automatisés, le résultat final doit montrer votre vision créative (Aide YouTube, consulté le 8 octobre 2026). Votre scénario, vos personnages et des plans storyboardés entrent dans ce cadre. Les personnages d'autres séries, non.

Peut-on faire une série animée entière avec l'IA ?

Oui. La méthode passe à l'échelle parce que les fiches aussi : chaque personnage se construit une fois, et chaque épisode le réutilise. L'épisode 3 de Lost Garden s'écrit en ce moment dans ScreenWeaver, avec la même distribution.

Puis-je utiliser mes propres dessins ?

Oui, et c'est même conseillé si vous en avez. Importez-les comme images de référence pour vos personnages, vos lieux et vos objets. Ils donnent au modèle un design qui vous appartient.


Lancez votre animé

Écrivez la première scène ce soir. L'éditeur de scénario est gratuit, et vos personnages naissent au fil de l'écriture : ouvrir ScreenWeaver.

Final Step

Build your next script with Screenweaver

Move from ideas to production-ready pages faster with timeline-native writing and AI-assisted story flow.

Try Screenweaver
ScreenWeaver Logo

À propos des auteurs

La rédaction de ScreenWeaver réunit des cinéastes, des scénaristes et des profils tech qui travaillent à réduire la distance entre l'imagination et la production.

Techniques de cinéma

Les techniques de cinéma de cet article

Chacune avec un extrait vidéo, un passage de scénario et sa ligne de découpage.

Les 263 techniques

Continue reading