Plan à la potence (jib)De la hauteur et du souffle sur un petit plateau

Le plan à la potence utilise un bras à contrepoids pour faire monter, descendre et pivoter la caméra en arcs fluides, à une échelle plus modeste qu'une grue. Le spectateur sent la caméra flotter au-dessus d'une table, d'un comptoir ou d'une foule avec une légèreté qu'aucun pied ne donne.

Aussi appeléPotenceJibMini-grueBras de grue léger

Extrait de démonstration, 4 secondes, rendu avec Seedance 2.0 Mini à partir du prompt de cette page.

Mouvements de caméra

Pourquoi ça marche à l'écran

La potence donne à une scène ordinaire un sens de la chorégraphie. Elle peut s'élever des mains d'un artisan jusqu'à tout l'atelier, balayer une table de dîner pendant qu'une famille se dispute, ou descendre d'un balcon jusqu'à un seul invité. Elle sert les ouvertures et les fins, les passages du détail au groupe, et les moments où l'espace lui-même est un personnage. Plus légère et plus rapide à installer qu'une grue, elle convient aux petites productions qui veulent quand même du mouvement vertical. La scène la mérite quand monter ou descendre à travers l'espace révèle des relations qu'un angle plat cacherait.

La ligne du découpage

Valeur
Gros plan sur les mains vers plan d'ensemble sur la pièce
Angle
Contre-plongée ou hauteur des yeux évoluant vers la plongée
Mouvement
Potence qui monte et pivote en arc fluide
Focale
18 à 35 mm
Durée
5 à 12 s

Équilibrez soigneusement le bras et utilisez une tête télécommandée pour que le cadreur règle panoramique et bascule pendant que le machiniste manie le bras.

Scénario

Sur la page

Un scénariste ne doit pas écrire « plan à la potence » ni « sur la jib ». Le choix du matériel revient au réalisateur et à l'équipe caméra. Vous pouvez en revanche décrire un espace qui a de la hauteur : une mezzanine, un comptoir où des mains travaillent, un escalier, une foule vue d'un balcon. Cela donne au réalisateur une raison de bouger à la verticale. Quand vous réalisez votre propre scénario, le découpage technique nomme la potence, l'arc et les cadres de départ et d'arrivée.

INT. BOULANGERIE DU CANAL, PARIS 10E - 4 H DU MATIN

De la farine flotte dans l'air sous une ampoule nue.

Des mains plaquent la pâte sur un comptoir de marbre : plier, tourner, plier.

Elles appartiennent à MARIE-CLAIRE N'DIAYE (40 ans, cheveux noués dans un foulard, écouteurs aux oreilles), qui danse un peu en travaillant.

Derrière elle, des grilles de baguettes montent jusqu'au plafond. La porte du four rougeoie.

Son apprenti THÉO (17 ans) dort assis sur un sac de farine.

Elle lui lance une pincée de farine sans le regarder.

Storyboard

Dans le storyboard

Dessinez une case de départ sur le détail et une case d'arrivée sur la vue plus large. Entre les deux, esquissez la potence de profil, pivot sur son pied, avec une flèche courbe qui suit l'arc de la caméra, notée POTENCE HAUT ou POTENCE BAS. Si le bras pivote aussi sur le côté, ajoutez une vue de dessus avec une seconde flèche courbe. Indiquez les hauteurs de départ et d'arrivée, la durée et tout panoramique ou bascule sur la tête.

S'enchaîne bien avec

Insert
Insert

Commencez par un insert sur des mains ou un objet, puis laissez la potence s'élever pour révéler la pièce. L'insert fixe le détail, la potence l'installe dans la vie de la scène.

Plan à deux
Plan à deux

Une potence qui descend d'une vue large vers un plan à deux transforme une scène publique en échange intime, et pose le public à table avec les deux personnages.

Références

À voir dans

  • 1917 (2019)

    Potences et bras télescopiques font passer la caméra au-dessus des parapets et des gravats, pour que le trajet apparemment ininterrompu puisse monter et descendre sans coupe visible.

  • Les Enchaînés (1946)

    Depuis le balcon, Hitchcock fait plonger la caméra à travers une réception jusqu'à la main d'Alicia et la clé qu'elle cache, et une salle bondée devient du pur suspense.

  • La Soif du mal (1958)

    L'ouverture s'élève au-dessus de la ville frontière, suit la voiture qui transporte une bombe et redescend jusqu'à la rue en un seul long mouvement sans coupe.

ScreenWeaver

La préparer dans ScreenWeaver

Écrivez l'espace avec ses hauteurs et ses détails dans votre scénario, et ScreenWeaver découpe la scène en plans automatiquement. Ouvrez le plan, réglez un cadrage de départ serré, fixez l'angle, choisissez une potence montante ou descendante comme mouvement et donnez-lui une durée de cinq à douze secondes. Personnages et décor sont repris d'un plan à l'autre, donc la pièce et les accessoires restent cohérents. Testez l'arc dans la prévisualisation IA avant de l'emporter sur le plateau.

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Le prompt de cet extrait

Voici le prompt exact qui a rendu l'extrait en haut de la page. Gardez la description de la caméra et de la lumière, changez le sujet et le lieu.

Jib shot: the camera glides up and forward through a cylindrical space station corridor, mounted on an arm that rises smoothly from hip height to near the ceiling while sweeping laterally to the right, revealing a lone engineer floating past illuminated control panels. The move is continuous with no cuts, shot on a 35mm lens, cool white LED strip lighting along the curved walls, faint drifting dust motes, horizon level throughout, the sweep easing in and holding steady speed for the full four seconds. No text.

Les erreurs fréquentes

  1. 01

    Un rebond en fin d'arc

    Une potence qui s'arrête brusquement oscille, et le cadre tremble. Ralentissez le bras jusqu'à sa position finale et tenez un temps avant la coupe.

  2. 02

    Le bras dans le champ

    Au grand angle, le bout du bras ou son ombre peut entrer dans le cadre. Vérifiez l'arc complet sur le moniteur, surtout près des projecteurs.

  3. 03

    La potence sur chaque plan

    Une fois la potence sur le plateau, la tentation est de s'en servir pour tout. Une caméra qui flotte en permanence retire du poids aux moments qui en ont besoin. Gardez des plans fixes.

Les questions des scénaristes

Comment écrire un plan à la potence dans un scénario ?
Décrivez un espace qui a un intérêt vertical : des mains au travail, la pièce au-dessus, un balcon qui domine une foule. Le lecteur imagine la scène par couches, et le réalisateur peut choisir une potence. Évitez de nommer le matériel dans un scénario de lecture.
Quelle différence entre une potence et une grue ?
La potence est un bras plus léger, manié en général par une ou deux personnes, qui porte à quelques mètres. La grue est plus grande, emporte souvent un cadreur ou une tête télécommandée bien plus haut et demande une équipe plus nombreuse. La potence s'installe plus vite et tient en intérieur.
Une potence peut-elle remplacer un travelling ?
En partie. Elle peut pivoter sur le côté et décrire des arcs, mais elle ne peut pas parcourir un couloir. Certaines potences se montent sur une dolly pour combiner les deux. Pour les longs déplacements horizontaux, restez sur une dolly ou un stabilisateur.
Une potence vaut-elle le coup avec un petit budget ?
Souvent, oui. Une petite potence se loue pour peu cher, et un seul plan montant bien placé donne à un petit film une impression de moyens. Repérez les quelques moments où la hauteur sert vraiment le récit et réservez-la pour ces journées-là.